toujours la même histoire

hier je suis rentré dans une cour d’école pendant la recréation. ça n’a pas marché, j’en suis ressorti inchangé.

ieri am intrat într-o curte de școală în timpul recreației. n-a mers, am ieșit de acolo neschimbat.

4 thoughts on “toujours la même histoire

  1. J’ai voulu suivre ton exemple et je me suis fait arrêter, parce que des filles y prenaient leur pose.

  2. c’est drôle comme tu arrives à donner une note de perversité à une image que j’ai voulue la plus désincarnée possible, en jouant innocemment avec le sens du mot re-création, comme inespérée possibilité de devenir un autre, de se rebâtir “from scraches”. fais gaffe, cette saloperie de puritanisme américain qui nous impose une auto-censure ridicule si elle n’était pas effrayante dans son absurde, est peut-être en train de gagner ton esprit. cette terroriste police de l’agir, qui nous interdit d’approcher et de jouer avec un enfant sous peine d’être immédiatement traité de pédophile, est d’autant plus nuisible du moment où nous l’avons intégrée et nous sommes devenus nos propres tortionnaires.

  3. donc tu parles plutôt d’une arrestation qui serait opérée par le temps et non pas par la police, et des poses innocentes de la part des petites filles en fleur et non pas des poses lolitiennes ? si c’est cela, my bad, c’est moi le pervers dans l’histoire. pervers manipulateur, paraît-il…

  4. j’avoue qu’à la première lecture je n’avais pas saisi le sens désincarné, mais ce n’est qu’après l’avoir eu que je me suis permis d’écrire mon petit commentaire pervers, peut-être, mais qui, lui aussi, cache un désir de réinvention de soi: celui de pouvoir ralentir le rythme de mon existence au delà même des exigences d’action, pour retourner à l’état contemplatif. j’ai pris l’image de la cour de recréation comme ce lieu d’un âge privilégié, où tout est encore possible, où rien n’est encore irréversiblement actualisé.

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